Quel revêtement mural pour un secteur professionnel hygiénique ?

Quel revêtement mural pour un secteur professionnel hygiénique ?

21/01/21

Comparatif de 4 matériaux

Secteur agro-alimentaire, industrie médicale, restauration publique et collectivités… Quel matériau privilégier pour les murs ? Toutes les solutions proposées sur le marché ne se valent pas, que ce soit en termes d’hygiène et de sécurité, de nettoyabilité, de pose, de durabilité. Plaques PVC ou polyester, panneau sandwich et faïence ? Voici notre comparatif.

Dans des milieux où l’asepsie est primordiale, il est, aujourd’hui plus que jamais, nécessaire de se tourner vers des matériaux sécurisants et conformes aux normes d’hygiène les plus contraignantes. Du choix de la surface, à la pose jusqu’à son entretien, rien ne peut être laissé au hasard. Au risque de voir vos murs devenir un foyer de contamination.

Des plaques PVC, polyester, des panneaux isothermes voire la traditionnelle faïence ? Nous avons analysé ces différents matériaux au regard de plusieurs critères. Voici notre comparatif où vous trouverez les avantages et inconvénients de chacun. Vous remarquerez que nous avons exclu volontairement la peinture et le stratifié compact (HPL ou carton compressé). En effet, ces deux matériaux se prêtent moins aux secteurs professionnels concernés.

 

1. La plaque PVC

La plaque PVC

Avantages

D’aspect lisse, la plaque PVC est souvent installée dans le secteur agro-alimentaire. Pour l’aménagement et la rénovation d’abattoirs, ateliers, chambres froides, poissonneries, salles de traite… Proposée dans différents coloris, finitions, la plaque PVC peut être installée sur des surfaces courbées. Elle peut être posée également dans des environnements qui demandent une limite d’épaisseur du revêtement mural. Elle est rapide à mettre en œuvre et offre un prix au m2 plutôt compétitif.

Inconvénients

Le PVC ne sera notamment pas adapté à la restauration et aux cuisines collectives dû à sa fragilité et sa faible résistance aux coups et à la chaleur. Matière cassante, en cas de choc, le PVC éclate en étoile. S’il vient à brûler, celui-ci fond et produit des gouttes brulantes. De plus, sa forte rugosité augmente sa porosité et rend le nettoyage beaucoup plus difficile. Apparaissent alors des taches, auréoles et traces. Avec pour résultat une incidence considérable sur le niveau d’asepsie. Si le produit est certes économique à l’achat, il faut le remplacer au bout de 3 à 4 ans. Au bout du compte, en comptant main d’œuvre et produit, le PVC ne demeure plus si avantageux que cela.

2. La plaque polyester

La plaque polyester

Avantages

Affichant un prix au m2 plus élevé que la plaque PVC, la plaque polyester comporte plus d’avantages que cette dernière. Comme le PVC, grâce à sa faible épaisseur, le polyester est adaptable aux surfaces plus courbées et permet un passage derrière les gaines et les tuyaux. La plaque est plus appropriée pour des environnements qui demandent une hygiène irréprochable. C’est un matériau qui résiste davantage aux taches, à l’humidité et à certains acides. Si la plaque est lisse, non gaufrée, elle sera facile à entretenir et à nettoyer.

Inconvénients

Le problème avec ce type de matériau est que l’on retrouve souvent des plaques de mauvaise qualité, fragiles et non résistantes au feu. Sachez aussi que si vous optez pour une plaque polyester mat, cette finition accroche beaucoup plus les bactéries et le micro-rayures sont plus visibles. Quant à la plaque gaufrée, le nettoyage raclette n’est pas possible, ce qui diminue l’hygiène de l’environnement professionnel.

3. Le panneau isotherme ou panneau sandwich

Le panneau isotherme ou panneau sandwich

Avantages

Le panneau isotherme est composé de deux plaques de matériau profilé entourant un isolant (comme la mousse polyuréthane). Il est généralement utilisé pour des milieux qui nécessitent une température constante, qu’elle soit positive ou négative. Dans l’agro-alimentaire ou les métiers de bouche, on l’utilise fréquemment pour l’installation et la rénovation d’une chambre froide ou un local de stockage de denrées alimentaires. On peut également l’employer pour le cloisonnement des pièces et l’isolation. Facile et rapide, la pose du panneau isotherme se fait en une seule étape, ce qui diminue le temps d’immobilisation pendant le chantier. Il est même possible d’emboîter les panneaux soi-même et donc de diminuer le coût de la main d’œuvre.

Inconvénients

Moins cher que le PVC et le polyester, le panneau isotherme est assez compétitif. Son prix semble cependant se justifier par quelques manquements. En cas de chocs, le panneau perd de son efficacité. La mousse polyuréthane interne absorbe l’humidité et la retient, ce qui a pour conséquence un développement élevé de bactéries lorsque la tôle est percée. Et l’entièreté du panneau doit absolument être changée, pas seulement la partie endommagée. Sa rugosité rend également le nettoyage plus difficile. Il ne résiste pas non plus à certains produits de nettoyage ni à l’abrasivité de la viande de canard, par exemple.

4. Le carrelage et la faïence

Le carrelage et la faïence

Avantages

Le carrelage ou la faïence semblent être les matériaux de prédilection pour l’aménagement d’une cuisine professionnelle, ou encore d’une boucherie, d’une boulangerie, etc. Une solution traditionnelle, historique qui répond à de nombreux critères. Sa surface lisse implique une certaine solidité, une imperméabilité à la graisse et à l’eau, une facilité d’entretien. Disponible dans de nombreuses couleurs, motifs et tailles, la faïence est adaptable à différentes configurations grâce à la découpe précise des carreaux. Économique au m2 en fourniture et pose quand il s’agit de neuf, ce produit satisfait aux normes d’hygiène les plus élémentaires.

Inconvénients

Si le carrelage et la faïence sont répandus et semblent séduire, c’est souvent parce que l’on en ignore certains aspects. Sensible aux chocs, la faïence peut rapidement s’émailler et se casser, laissant entrer les bactéries. Les joints présentent également de nombreux désavantages. Poreux, ils augmentent l’accroche des germes et bactéries à la surface. Ils sont facilement sujets aux taches et difficilement nettoyables. Ils demandent souvent un entretien et un traitement spécifique pour l’humidité et les saletés. Ce qui augmente le temps de nettoyage pour votre équipe ou votre société de nettoyage. Au niveau de la pose, la faïence demande une préparation plus complexe (dépose, redressement du mur…) et requiert plusieurs étapes, engendrant une immobilisation du lieu de production plus ou moins longue.

Conclusion

Dans des environnements où les risques sanitaires doivent être contenus, il n’est pas vraiment souhaitable de lésiner sur l’aspect qualitatif du revêtement mural. Le matériau doit afficher de hautes performances tant en termes d’hygiène et de sécurité, de nettoyabilité, de durabilité, de complexité de pose et de durée d’immobilisation de la production, d’adaptabilité, etc. Ces critères sont à prendre en compte dans le choix du meilleur produit, adapté à vos besoins. N’hésitez pas à vous tourner vers un professionnel à même d’analyser et comprendre votre demande pour vous proposer la solution présentant le meilleur coût d’opportunité.

Vous avez besoin de conseils dans le choix de votre revêtement mural ? Contactez-nous pour tout renseignement ou demande d’offre.

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